Y4HPH5U1 (2026-2027) : Philosophie moderne et contemporaine 1, L3-S5 (L. Perreau & J. Dolidon)

Y4HPH5U1 : Philosophie moderne et contemporaine

Introduction à la phénoménologie
Laurent Perreau

Résumé

Ce cours vous permettra de prendre connaissance des orientations et des figures du « mouvement » phénoménologique qui a fortement marqué l’histoire la plus récente de la philosophie. Le cours sera centré sur un ensemble de procédures et de gestes qui font la spécificité de la méthode phénoménologique : la description et la variation éïdétique, la réflexion et la réduction, la « méditation » critique (Besinnung).

Indications bibliographiques :

  • E. Husserl, Méditations Cartésiennes et les Conférences de Paris [1929], tr. fr. par M.  B. de  Launay, Paris, PUF, 1994.

  • E. Husserl, La crise des sciences européennes et la phénoménologie transcendantale [1936], Paris, Gallimard, 1976.

  • N. Depraz, Husserl, Paris, Armand Colin, 1999.

  • F. Dastur, Husserl. Des mathématiques à l’histoire, Paris, PUF, coll. «  Philosophies  », 1995.


Parole, présence, expression
Julien Dolidon

Résumé

Synopsis : parler, c’est apparaître devant les autres, et faire apparaître quelque chose. Mais quoi ? Cette apparition est-elle celle de la vérité, de la pensée, de l’affectivité, d’une présence sensible de ce qui la dépasse ? Pour y répondre, nous proposerons un parcours en trois étapes, de Descartes à Merleau-Ponty, en passant par Rousseau. Avec Descartes, nous interrogerons le statut de la parole comme expression de la pensée : dans quelle mesure le langage manifeste-t-il une intériorité préalable ? En quel sens la vérité, chez Descartes, implique-t-elle que la parole soit subordonnée à la pensée qu’elle exprime ?Avec l’Essai sur l’origine des langues, nous entrerons de façon originale dans l’œuvre de Rousseau, occasion pour nous d’évaluer à la fois sa théorie de l’origine de la parole, mais également de la comprendre comme lieu d’expression originaire de notre affectivité. Enfin, avec Merleau-Ponty, nous pourrons approfondir cette dimension incarnée de la parole, qui ne peut se définir simplement comme véhicule d’une pensée, ou d’un sens, qui lui préexisterait. Peut-on même aller jusqu’à donner une valeur ontologique à la parole, comme entrelacement du monde et du langage dans une même chair ? L’ensemble sera l’occasion de faire jouer le couple présence / absence : à propos de la vérité, du sujet et du corps parlant, des signes eux-mêmes.

  • Bibliographie :

– Descartes, Discours de la méthode (notamment : cinquième partie)

– Descartes, Les passions de l’âme

– Descartes, Méditations Métaphysiques.

– Descartes, Lettre du 23 novembre 1646 au Marquis de Newcastle, Lettre à Morus du 5 février 1649, Lettre à Mersenne du 20 novembre 1629 et du 30 juillet 1640

– Rousseau : Essai sur l’origine des langues

– Rousseau : Discours sur l’origine et les fondements de l’inégalité parmi les hommes

– Merleau-Ponty, Phénoménologie de la perception

– Merleau-Ponty, Le visible et l’invisible